Ce pays, cette île, est dans mon imaginaire depuis des années (enfance) et ça a été mon premier voyage (19 ans, sac au dos), puis il y a quelques années, j'y suis retourné avec ma petite famille, en voiture depuis la France... de belles aventures, dans un pays sauvage, aux paysages et aux lumières qui peuvent être sublimes.
En décembre, j'ai suggéré à ma chère et tendre de nous mettre en stand-by pendant les vacances de février, de guetter les probabilités de voir des aurores boréales - voir ce site - et prendre un vol au dernier moment (et louer une voiture, trouver un hébergement... ce qui n'est pas forcément facile, mais avec internet, le champ des possibles est élargi) pour aller s'en mettre plein les mirettes.
Pas de réaction... et puis, à mon anniversaire, fin décembre, je découvre une enveloppe avec tout plein de réservations pour l'Islande et la première semaine de nos vacances (Odile a organisé tout ça, en octobre et je n'ai rien vu).
Dont acte, nous y allons et on croisera les doigts pour les aurores soient là, qu'elles soient visibles et si en plus on a un peu de neige, des étendues de glace, ça sera top... sinon, on aura au moins changé d'air et puis on sera ensemble et ça, j'aime bien aussi.
Nous sommes partis lundi dernier avec pas mal de matos contre le froid et pas mal de matos pour la photo mais avec une certaine appréhension pour cause de météo annoncée comme pas fameuse.
A l'arrivée, en survolant la côte Sud (où nous allons faire un long aller-retour), nous voyons qu'il n'y a pas de neige.
A la sortie de l'avion, il fait froid et il y a beaucoup de vent.
Nous récupérons notre voiture, une Renault Kadjar (un SUV, équipé de quatre pneumatiques à clous... obligatoires pendant l'hiver en Islande... et ça ne sera pas superflu) et nous passons une première nuit à Reykjavik après une petite boucle dans la péninsule de Reykjane.

La zone est très active d'un point de vue géothermique.

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Premières photos dans des conditions déjà dantesques.

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Le grésil qui fouette le paysage empêche de faire des photos face au vent (encore heureux que les boîtiers sont "tropicalisés"... mais des gouttes sur les filtres et autres lentilles frontales, ça se voit...)
De plus, en m'approchant un peu trop, j'ai fini aspergé par une vague plus énorme que les autres, limite vicieuse. Bref, ça commence bien...

Le mardi, nous prenons la route pour l'Est. Dès la sortie de Reykjavik, c'est l'enfer... je crois que le mot "blizzard" colle avec ce que ne nous avons eu. Un gros vent, latéral par rapport à la route, avec de la neige soufflée à l'horizontale, une vue limitée à quelques mètres... et des convois de (mini)bus et autres 4x4 géants, remplis de touristes, qui foncent. Comme les routes islandaises sont surélevées (ce qui évite des accumulations de neige) avec de grandes pentes de chaque côté, une sortie de route peut se solder par plusieurs tonneaux... nous roulerons doucement et après quelques dizaines de km, la situation s'améliore un peu.

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Des Poneys, il y en a partout... ils restent dehors, même quand les conditions météo sont horribles. A cette période de l'année, ce sont de vraies peluches... au cul blanc de neige (ils tournent le dos au vent).

Nous arrivons à Geysir. Le Strokkur est bien actif (une explosion par quart d'heure) mais le site est bondé de monde.

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Ca n'est pas très agréable.
En lisant un guide nous apprenons qu'en 1985 (date de mon premier voyage), il y avait 5000 français qui se rendaient en Islande, par an... lors de notre voyage en famille, il y en avait 5 fois plus... maintenant, il y a plus d'un million de touristes qui se retrouvent forcément, de jour, dans les quelques sites remarquables de l'Islande. Ca fait beaucoup, trop... et encore, nous sommes loin de l'été... ça doit être horrible.

A côté de Geysir, se trouve la célèbre cascade de Gulfoss.

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Nous quittons les plateaux pour redescendre par une jolie petite route (la "30", avec peu de monde) vers la mer.
Nous passons par Seljalandsfoss, une belle cascade dont la configuration permet de passer derrière... en étant bien couvert (et hop, encore une saucée)

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Et puis... la météo se dégage, nous verrons le Soleil mais le vent restera infernal.
Un stop à Dyrhólaey, une mer aussi démontée que la veille.

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Un stop côté Est des falaises de Vik (et encore une fois un monde fou qui s'agglutine devant les orgues de basalte, qui traine sur la plage de sable/galets noirs)

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et ça se termine par...

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... et mes chaussures ne sécheront pas avant notre retour... j'avais heureusement prévu une paire de rechange (ce modèle, pas trop cher, assez chaud mais là non plus, ça ne résiste pas à l'immersion en mer...)

En contournant le promontoir que constitue les falaises de Vik, nous aurons droit à une super lumière.

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Nous arriverons à "Hörgsland Cottages" de nuit, l'endroit est sympathique et nous allons nous préparer à voir nos premières aurores boréales. D'après le site cité au début de ce billet, il y a une petite fenêtre d'observation vers 1h du matin (ciel quasi dégagé et activité de niveau "3")...
Ca sera pour un prochain billet (et pour des raisons de chronologie, il va falloir que je modifie la date de publication de ce premier billet pour qu'il apparaisse avant le "02")