24 juil. 2016

Friche fleurie

Encore quelques images sur mes "obsessions" du moment... je ferais un topic "techno" une prochaine fois.

Il y a quelques mois, j'ai retourné (à la force des bras, en appréciant l'usage d'une grelinette) une partie de la prairie qui fait office de jardin. Depuis quelques années j'ai en stock des boîtes et des sachets de "friche fleurie" et pour que ça fonctionne, il faut partir d'une terre nue et devant l'ampleur de la tâche, j'avais toujours reporté le truc.
Cette année, c'est bon, j'ai pris mon courage à deux mains.

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J'ai semé un peu de tout et dans ce gros bordel, au final, il y a pas mal d'inconnues.
J'ai ouvert un fil dans le forum du Naturaliste pour en savoir un peu plus.
Pour le moment, j'en suis à une vingtaine d'espèces différentes.

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Nielle des blés

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Iberis

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Bourrache (grand succès pour les butineurs)

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Linum grandiflorum

Je ne vais pas poster tout le catalogue mais l'idée était d'offrir une aire saine pour les abeilles et autres insectes, bien malmenés dans ma plaine de Saône.
J'ajouterai que ça me fait une surface en moins à tondre et au final, toute ces fleurs, ça fait bien joli.
(de plus, à l'automne, j'aurais peut-être quelques bonnes surprises avec des oiseaux qui pourraient être intéressés par les graines)

Avant de semer, j'ai quand même jeté un oeil aux semences et là, j'ai eu un coup de coeur pour certaines formes... encore un truc à mettre sous le macroscope.
J'ai donc récupéré un ou deux exemplaires de chaque et j'ai fait tourné le banc de zédification.
Pour le moment, j'ai quelques "grosses" graines (fruits ?).

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Je suis quasi incapable de relier les graines aux plantes... je vais faire un suivi de ma friche du moment et ça me donnera l'occasion d'un ou deux autres billets.
Pour le moment, j'ai une identification sûre (j'ai ouvert une inflorescence fanée) avec ce genre de "bleuet"

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De la graine à la plante, de la plante à la fleur, de la fleur au fruit et aux graines... le cycle de la vie... le temps passe ainsi.

25 juin 2016

Grassette

Différents stacks réalisés lors de mon séjour chez Marco.
Utilisation d'un système portable.

Au cours de mes pérégrinations en suivant Marco, nous avons récupéré une Grassette (Pingucila grandiflora) avec l'intention de la travailler en zédification.
Première vue, en utilisant une platine Newport montée sur un Berlebach ministativ (j'adore) et un Sigma 150 macro (pleine ouverture), monté sur un D7100.

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A comparer avec un simple shoot à f/14

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On note la supériorité du stacking pour le bokeh... par contre, pour cause de vent, l'empilement est tout moisi.

La fleur est assez profonde, avec un éperon nectarifère, forçant les insectes à se poser et procéder à une pollinisation.
Si l'on fait une macro sur la fleur seule, on dépasse le rapport 1 et la profondeur de champ devient dramatiquement insuffisante.

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Dès lors, une zédification peut se justifier.
J'ai monté le Sony Nex 5N associé à un tube hélicoïdal et un objectif d'agrandisseur inversé (90 f/4 apo). Ce genre de montage, mais un objectif différent et une plus grande distance de travail.
Pour éviter tout problème de "vent", nous sommes passés dans une véranda et nous avons quand même gardé la lumière ambiante.
La pile a été longue à faire (170 clichés) et au cours de la série, la fleur a pas mal dérivé. Helicon Focus a quand même pu faire l'alignement, mais il a fallu que je croppe pas mal de champ.

Le piqué est remarquable.

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La grassette est une plante carnivore. Elle vit dans des milieux pauvres et pour avoir son apport d'azote (indispensable pour fabriquer des acides aminés - protéines), elle piège grâce à ses feuilles gluantes, des petits insectes.
J'ai mis un 50 au bout du tube hélicoïdal, j'ai placé la plante sur un statif de microscope scalpé et j'ai laissé faire Marco.
Débutant, il a eu un peu de mal à couvrir toute la profondeur de champ nécessaire et les pas ont été très irréguliers.

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Pour avoir un détail sur les proies, j'ai fait un retour technologique de quelques années... en effet, j'ai ressorti un trépied, un soufflet (Nikon PB-6) et j'ai monté un objectif de microscope "noname" de 10x (voir pages 84 et 95 de mon livre).
Une lampe Jansjö diffusée par un pot de yaourt pour éclairer le tout. Des pas de 10 micromètres. Une pile colossale et au final, un résultat assez sidérant.

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(image en taille réelle - ICI - clic droit sur la vignette "afficher l'image")

Nous sommes au rapport 10x, le champs couvert fait donc moins de 2 mm de large.
Le coût de l'installation nécessaire (si je ne compte pas le boîtier) doit avoisiner les 300 euros (le plus cher étant le soufflet... que l'on peut remplacer par un tube en plastique).
Finalement, quand je lis cette critique sur mon bouquin chez Amazon

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J'ai un peu les boules... à se demander si cette personne a bien lu le livre (à défaut d'en comprendre le titre... trop long...)
Un MP-E 65, qui ne dépasse par le rapport 5x, ça coûte combien, déjà ?

Ajout le 24 juillet 2016 :
J'avais l'intention d'emmener la plante à la maison pour passer ses feuilles sous mes meilleurs objectifs de zédification, à de forts rapports, histoire de voir un peu mieux les glandes sécrétrices de "colle".
Las, j'ai oublié de l'emporter... par contre, j'ai retrouvé dans ma collection de préparations pour microscope (une véritable collecte en chinant sur ebay... avec plus ou moins de fortune), une coupe transversale de feuille. J'ai donc passé un peu de temps sur mon BH-2.
Voici le résultat.

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(pour ceux qui auraient du mal à lire, une version plus grande ICI)

Pour les légendes et pour en savoir plus, je vous invite à consulter cette page.

20 juin 2016

Week-end en Champsaur (2)

Le samedi matin, avec Odile, nous avons fait un petit tour vers le Col de Moissières. Au programme, un point de vue sur le Champsaur et le Gapençais et un petit lac bordé par des Prêles (Lac de Faudon).

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Un petit stack à main levée sur une Dactylorhiza.

L'après-midi, retour vers des Chouettes chevêchettes, un autre nid, dans un autre endroit, un sous-bois de Mélèze.
Les quatre petits étaient volants, sortis du nid. Ils ont passé leur temps à appeler les parents... nous n'avons vu qu'une fois un adulte (les deux photos suivantes sont des jeunes).

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Le dimanche, nous sommes allés faire un tour au Tourond. En effet, dans les environs du refuge (les hauteurs... hum...), des Bouquetins étaient annoncés.
Je monte chargé du 500 + D700 dans un sac acheté sur ebay, un truc chinois avec un portage qui va s'avérer mauvais (j'ai rajouté deux gourdes de 0,8 L et le 150 macro + un monopode avec rotule)
Après pas mal de montée (500 m de dénivelée), nous voyons des bestiaux au loin... mais il faut encore monter (au moins 300 m) et entre eux et nous, il semble y avoir un ravin dont on ne connait pas le côté franchissable.
Avant de redescendre, je squatte le D7100 emporté par ma chère et tendre. Deux paysages, un au Tamron 17/50 (excellent objectif) et un autre au fish-eye (Samyang 8 mm - la flèche rouge situe les bouquetins)

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Au cours de la descente, nous croisons un chemin qui permet de s'approcher des quatre mâles que nous avions repérés. Je décide de remonter... Après une bonne fringale qui a failli me faire abandonner, j'ai pu m'approcher des couillus.

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Je confirme : pour l'animalier, un 500 f/4, c'est un super objectif... piqué, bokeh...
(on peut discuter sur la pertinence d'un 600 f/4 ou encore un 400 f/2,8, éventuellement avec un TC... mais bon, ça ne rentrait pas dans mon budget)
Je confirme : un gros tromblon, ça n'est pas évident à trimballer en rando sur une journée. Je ne suis pas Hercule et dans ma config du moment, il me semble clair qu'un autre fourre-tout s'impose.

16 juin 2016

Week-end en Champsaur (1)

Où j'ai eu l'occasion de tester une nouvelle fois mon 500 f/4... mais cette fois-ci, il y a eu de la marche d'approche et ça a été assez éprouvant.

Entre la fin des cours de mes terminales et diverses réunions, j'avais une fenêtre de quatre jours. Plutôt que tourner en rond à la maison, rester derrières des boîtiers impliqués dans un quelconque projet stacking ou encore pano sur lame de roche (oui, je suis en retard), j'ai décidé d'aller faire un tour en montagne.
Mon frère a un ami d'enfance, Marco, qui est gardien au Parc National des Ecrins et par un heureux hasard, je l'ai revu au salon de Montiers-en-Der... du coup, je me suis invité chez lui et si j'ai dormi dans un camping à deux pas de chez lui, j'ai bien squatté sa disponibilité et son expertise du coin.
J'ai vu plein de choses. Merci Marco.

Le premier jour, nous sommes allés au pied d'un nid à Chouette chevêchette.

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Une jolie bestiole avec un comportement très intéressant. Pour ne rien gâcher, la belle n'est pas très farouche.

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L'après-midi, après avoir cherché en vain des Pics noirs, nous sommes allés trainer dans des prairies de fauche. Sous des plaques métalliques, nous avons pu attraper une Coronelle lisse.

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Le lendemain, nous sommes allés en repérage pour trouver une aire de Circaete Jean-Le-Blanc.

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Puis nous avons passé du temps dans un milieu à Sonneur à ventre jaune, un mignon petit crapaud à la pupille en forme de coeur.

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Comme il y avait de l'eau et donc des Libellules, j'ai fait quelques shoots à la mode.

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L'après-midi, nous avons fait du stacking sur une plante carnivore, une Grassette (prochain billet), puis je suis allé chercher ma chère et tendre à Grenoble.
En route, une belle lumière. Je sors l'appareil photo et avec le 150 macro, je fais un pano multirang.

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(en version zoomify : ICI)

Encore quelques images, dans quelques jours.

5 juin 2016

LowePro Primus vs Hatchback 22L

Après pas mal de semaines de silence (beaucoup d'occupations), je vais essayer de reposter plus régulièrement.
Je reprends avec un comparatif de deux fourre-tout destinés à une utilisation à la journée.

Le cahier des charges est le suivant :
- porter un boîtier et deux ou trois objectifs (ou un flash), quelques petits accessoires.
- porter un casse croûte et au moins un litre d'eau.
- porter une veste imperméable
- s'ouvrir par le dos car quand on pose son sac sur l'herbe mouillée, c'est quand même dommage de cochonner le dos (même s'il est mouillé par la transpiration) et ça limite le risque de "perdre" du matériel par une ouverture inopinée (ça m'est déjà arrivé deux fois avec Computrekker (et hop, un lien vers un site référençant des visuels de fourre-tout), sans compter la crainte de se faire vider son sac dans des transports en commun).

En 2009, LowePro, pour ses 40 ans, a sorti un sac qui me semblait correspondre à mes attentes, le Primus AW. Il était très cher (plus de 200 euros) et j'ai réussi à l'acheter dans une boutique web anglaise pour une soixantaine de GBP.
Un excellent sac... un peu lourd quand même.
Il y a quelques mois, après une nouvelle étude du marché, j'ai fini par me lancer dans l'achat d'un remplaçant, le Hatchback 22L qui reprend les grandes lignes du concept Primus en tirant considérablement le poids vers le bas. Je l'ai trouvé pour une quarantaine d'euros sur ebay.

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Le Primus est plus volumineux, son accessoirisation est importante (beaucoup de sangles), les tissus utilisés (recycages de bouteilles plastiques) son très costauds.
Le Hatchback fait plus sac de cours pour ado, avec des toiles plus légères.
Nous dirons "rat des champs", "rat des villes"

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Le portage est vraiment meilleur avec le Primus, c'est un vrai sac-à-dos. La sangle pelvienne est très large, utile.
Avec le Hatchback, le portage n'est pas mauvais, le dessin des bretelles oblige à serrer la sangle pectorale (et justement, elles glissent si facilement que j'ai fini par en perdre un des deux morceaux - un message au SAV de LowePro et ils m'ont envoyé gracieusement une sangle de remplacement - bravo à eux)
Il est clair que l'on n'a pas intérêt à trop le charger le Hatchback. Ca tombe bien, on peut globalement y mettre moins de choses.

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Pour le compartiment casse-croûte, si je mets une gourde de 1L, couchée, je la sens dans mon dos et il ne restera pas trop de place pour le miam (un paquet de gâteaux, un sandwich...)
La soute du Primus est plus spacieuse.

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La gourde ainsi positionnée ne se sent pas et il reste plus de place.
De plus, sur la partie extérieure, il y a une grosse capacité pour mettre des vêtements (un imper, une polaire)

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Il n'y a rien d'équivalent sur le Hatchback, la poche zippée à l'extérieur permet de caser, bien à l'abri (c'est rembourré) une tablette (j'ai un portable HP de 13", il faudrait forcer pour que ça rentre)
Pour les poches "filet" à l'extérieur, il n'y en a qu'une, large, sur le Primus. Comme sur la photo, on peut y mettre une bouteille d'un litre (et une ou deux choses).
Pour le Hatchback, il y en a deux, plus hautes, moins larges et si le compartiment photo est bien plein, on ne peut y mettre que deux petites bouteilles d'un demi-litre (mais d'un autre côté, ça peut équilibrer les charges).

Pour le compartiment photo, le "sac" amovible du Hatchback est très sympa.

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Il n'est pas très haut et avec un D700 + 28/70 f/2,8 + Sigma macro 150 + Samyang 14 mm (rando nature), il faut virer les pare-soleil si on veut que ça tienne.
Par contre, avec un D7100 + Tamron 17/50 f/2,8 + Sigma macro 150 + Samyang fish-eye 8 mm, ça tient.

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Ce qu'il y a de sympa avec ce concept, c'est qu'on peut trouver sur ebay des sacs à cloisons, un peu équivalents, même un peu plus hauts... et ça tient.

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Sur le Primus, il y avait une mousse qui protégeait le "fond" du compartiment photo. Comme ça rajoutait du poids et ça faisait perdre de la place, je l'ai enlevée... il faut juste penser à ne pas poser trop vite le fourre-tout sur un carrelage.

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On peut mettre le 28/70 avec son pare-soleil.
Le 150 Sigma est à la verticale et on ne le sent pas dans le dos (compartiment plus profond)
Par contre, pour l'accès par la trappe extérieure, il ne faut pas rêver, avec un bon gros boîtier, ça n'est pas trop possible.

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Sur la balance, avec une gourde d'un litre (pleine), l'option FX (D700...), le Primus fait 7 kg.
Le Hatchback des villes, avec un boîtier DX (D7100), ça ne fait plus que 4,6 kg.

Au final, alors que je me prépare à aller randonner un peu à la montagne, je vais sans doute ressortir le Primus.
Je ne regrette pas non plus mon achat du Hatchback, surtout à moins de 50 euros.
Comme pour les trépieds, il n'y a pas de modèle idéal. Il en faut pour chaque usage...
(si on veut vraiment emmener beaucoup de matos, un computrekker (par exemple... le mien n'est pas si gros), c'est bien, mais là, le portage est bien moins bon et pour le casse-croûte, ça ne va pas)

Edit : ces modèles sont dépassés, surtout le Primus. Disons qu'on peut trouver chez les revendeurs chinois quelques restes de stock. Si on reste chez LowePro, le Hatchback 22L s'appelle désormais Photo Hatchback BP 250 AW II et le Primus serait assez proche du Photo Sport BP 300 AW II, ce dernier étant bien plus léger (ça fait envie).
A noter qu'il ne fait pas bon trainer sur le site du fabricant... quand je vois le Whistler, j'ai envie de faire chauffer la carte bleue.
Bien sûr, il existe d'autres fabricants de sacs photo, Tamrac (qui a racheté Gura Gear), F-Stop, Manfrotto (collection "off road" par exemple), Vanguard, National Geographic, Crumpler, Cullmann, Case Logic, Thule, Mantona... mais ça n'est pas mon propos initial... je voulais juste donner un avis sur mes sacs du moment avec un concept qui me tient à coeur : partir avec un peu de matos photo nature, un casse-croûte, de la flotte et de quoi caser un ou deux truc en plus (imper, flacons de prélèvement...)

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